What's the price of war
Cette pièce marque la fin d'un cycle entamé avec What's the price of freedom et Cycles et Civilisation. C'est le point final d'une réflexion sur la liberté, la manipulation idéologique, la consommation, et la violence systémique.
Symbolisme
- La palette : Le transport. La logistique. Le commerce. La dimension industrielle et productiviste.
- AK-47 : Le symbole de tous les conflits.
- Or : La dimension économique de la guerre : de la vente d'armes, au pillage, aux accords de paix/reddition conditionnés (cause de nombreuses autres guerres suivant les premières car accords non équilibrés).
- Noir : Incarnation du pétrole qui alimente tous les conflits comme raison ou ressource.
Le sens de l'œuvre
La guerre n'est pas un accident mais le produit d'une fabrication du consentement propre aux régimes démocratiques : elle répond à un enjeu systématiquement économique — terre, ressources, accès — et permet l'appropriation de ce qui ne peut plus l'être par le droit ou la négociation, tout en assurant le fonctionnement continu de l'industrie militaire ; contrairement aux régimes autoritaires, qui peuvent imposer la guerre par la contrainte, les démocraties doivent la rendre acceptable, en construisant un narratif, affirmant qu'on "ne peut pas ne pas agir", où l'émotion produite par la propagande remplace le raisonnement, transforme un choix stratégique en obligation morale et obtient l'adhésion nécessaire pour justifier les massacres, y compris ceux de sa propre population, au nom de principes fallacieux destinés à l'enrichissement de quelques uns au détriment du peuple.
Les profits et les pertes ne sont jamais répartis équitablement : la guerre enrichit le système — le complexe militaro-industriel chargé de la production et de la distribution des armes, le complexe militaro-intellectuel chargé de produire les récits médiatiques et idéologiques qui rendent la guerre acceptable voire nécessaire — tandis que la population encaisse les pertes humaines, sociales et matérielles ; les donneurs d'ordres et les fabricants de prêt-à-penser n'iront jamais au combat et en percevront les dividendes.